Le dernier bateau pour Yokohama : entre France et Japon

Nassrine AzimiLe 30 janvier 2014, Nassrine Azimi conseillère principale à l'UNITAR (United Nations Institute for Training and Research) et Michel Wasserman, professeur à la faculté des Relations internationales de l'université Ritsumeikan, ontorganisé une conférence dans l'auditorium de la Maison franco-japonaise de Tokyo, suite à la publication en juin 2013 aux éditions Le ver à soie du Dernier Bateau pour Yokohama, retraçant le destin et l'œuvre des Sirota père et fille. À lire, sur le site de l'ambassade de France à Tokyo...

Retour sur Les Journées du Livre russe, Paris, 31 janvier 2014

Du 31 janvier au 2 février 2014, Le Ver à soie, Virginie Symaniec éditrice participait aux Journées du livre russe à la mairie du Ve arrondissement de Paris et organisait le lancement officiel des deux premières parutions russophones de la collection Tam@izdat du Ver à soie. À cette occasion, les éditeurs présents ont été interrogés par les organisateurs des Journées sur ce qui motivait leur présence, leur relations à la littérature russe, et même, au monde très nouveau du livre numérique.

 

 

Débat autour de la parution de "Sainte Russie" d'Alain Besançon en langue russe (31 janvier 2014)

Le 31 janvier 2014, Le Ver à soie, Virginie Symaniec procédait au lancement officiel de «Святая Русь» («Sainte Russie»), traduit en russe par Galia Ackerman, sous la rédaction de Wladimir Berelowitch dans le cadre des Journées du livre russe à la mairie du Ve arrondissement à Paris. Ce lancement a donné lieu à un débat en présence de l'auteur et de sa traductrice, animé par Wladimir Berelowitch. En voici quelques extraits, filmés par Sandrine Lancien :

 

Mamou d’Angi Máté pourrait-il s’adresser à des enfants ?

LapinsTelle est la question qui a traversé le débat animé, le 11 décembre dernier, par Marie-Odile Thirouin, maître de conférences à l'université de Lyon 2, à l'occasion de la soirée qu'organisait l'Institut hongrois de Paris autour des Différences féminines dans la littérature contemporaine d'Europe centrale et orientale. Question importante s'il en est, et qui a permis d'inscrire Mamou d'Angi Máté, traduit par Zsuzsa Kosza et illustré par Elza Lacotte, dans la veine de ces littératures contemporaines qui nous parviennent de l'Est européen pour réinterroger, avec distance, la place et le rôle de l'enfant dans les régimes autoritaires. Comment ne pas penser en effet, en lisant Mamou, à Les lapins ne meurent pas de Savatie Bastovoi (Moldavie, ed. Jacqueline Chambon), à Les neiges bleues de Piotr Bednarski (Pologne, Biblio poche), ou encore à cette autre ode aux enfants nés dans la pensée totalitaire du hongrois György Dragomán qu'est Le Roi blanc (ed. Gallimard) ? Mamou a pourtant quelque chose d'unique, qui n'a pas manqué d'être souligné : l'auteure n'y raconte pas les faits traumatiques de son enfance comme le ferait une autobiographie « classique ». Elle tente de reconstituer le langage de l'enfant qu'elle a été, en situant l'action du récit précisément au moment où cette enfant, qui n'a pas encore l'âge de posséder les mots pour verbaliser de façon parfaitement structurée la dureté de la vie à laquelle elle est confrontée, joue, intriguée par cette mamou, mi-grand-mère, mi-sorcière, qui la regarde avec « des yeux qui ne l'aiment pas », mais dont elle ne cesse de souligner la poésie et la drôlerie. L'enfant et son imaginaire : deux armes imparables contre le caractère mortifère de toute dictature (dans le cas présent, celle qui a sévi, y compris en Transylvanie, sous le régime de Nicolae Ceausescu) ? Et puisque c'est une enfant qui parle, ne pourrait-on donc pas considérer que l'exemple de sa résilience puisse être aussi conté, avec ces mêmes mots d'enfant, à d'autres enfants ? La question a tellement surpris l'assistance qu'elle est d'abord restée un peu comme en suspens. La première réponse catégorique — « Non ! C'est impossible ! » — s'est bientôt mise à vaciller sur ses bases. Et tous de se voir soudain enjoins à adopter le point de vue de l'enfant, en particulier de celui que l'on a parfois profondément enfoui en nous. Qu'allait-on lui répondre, à cette « petite voix » intérieure ? Était-il seulement permis de répondre « oui ! » ? Il se trouve qu'au même moment, une odeur de cannelle se mit à envahir la salle. On décida donc de la suivre, un peu en silence, mais le regard espiègle et complice retrouvé, et c'est ainsi que l'on s'aperçut que le vin chaud hongrois avait la saveur d'une confiserie...

Mamou et les Différences féminines de l'Institut hongrois

Le 11 décembre prochain, Mamou d'Angi Máté sera présenté dans le cadre d'une soirée dédiée aux écritures féminines contemporaines à l'Institut hongrois de Paris, en présence de Zsuzsa Kosza, sa traductrice, et de Marie-Odile Thirouin, maître de conférences à l'Université de Lyon 2. Venez nombreux !

Différences féminines

Littérature
11 décembre à 19h

Institut hongrois | 92, rue Bonaparte 75006 Paris
Informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. | +33 1 43 26 06 44

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