Pascale Graciet

"Je suis petite-fille de grands-parents belges qui, suite aux affres de la Seconde Guerre mondiale, ont fui leur pays natal pour l’Afrique noire. Leur voyage les a conduits en Algérie, où ils s’installent avant d’être de nouveau contraints à l’exil en 1962. Je suis donc, née dans le sud-ouest de la France, à Bayonne, en 1971. J’y ai grandi, avec l’étrange sensation d’être là sans être de là, étrangère chez moi, avant de rejoindre la Guyane en 2001, où le coup de foudre fut instantané et où je trouvais enfin ma place dans cette mosaïque de populations venues des quatre coins de la planète. Je trouvais enfin mon chez moi, jusqu’à ce que, en 2008, l’ombre du destin ne vienne de nouveau frapper à ma porte. Avais-je reçu l’exil en héritage ? À mon tour je vivais le déchirement du départ forcé, tout quitter, tout laisser sans retour possible. Aujourd’hui, après bien des années de réflexion, c’est dans mon sud-ouest natal que j’ai posé mes valises. Enfin libérée, j’y construis avec mon compagnon la vie paisible à laquelle je n’ai eu accès qu’après tant d’années". Pascale Graciet publie Le Petit arbre Plume. Bien loin de chez soi dans la collection Minuscules du Ver à soie.

Juliette Keating

Juliette Keating a peu voyagé. Née dans la région parisienne qu’elle n’a jamais quittée, ses périples sont imaginaires, son exil est intérieur et littéraire. D’abord satiriste, dézinguant la bêtise avec humour, elle écrit régulièrement pour le magazine Zélium. Depuis 2011, elle publie des billets de littérature politique, des chroniques, des nouvelles et de la poésie sur son blog hébergé par Mediapart. Elle collabore au magazine culturel en ligne Délibéré. Un roman pour adolescent, Demain j’ai 15 ans vient de paraître aux éditions Magnard jeunesse. Engagée dans le combat contre les racismes, rêvant l’abolition des frontières et la disparition de toutes les armées, elle veut croire que la poésie est la plus forte et imagine des personnages en lutte avec la dureté des temps. Awa est son premier roman. Il est publié au Ver à soie, où elle a déjà fait paraître Beauté secrète dans la collection « Poèmes à planter » sur graines de mélisse et de fleurs des champs, ainsi que La Venelle, suivi de Après les pins dans la collection « Nénuphars ». Elle publie en 2019 le roman Awa dans la collection 200 000 signes du Ver à soie.

© Photo de Gilles Walusinski

Hanna Krasnapiorka

À l’époque où se déroulent les faits de son récit, Hanna Krasnapiorka (1925-2000) a entre 15 et 17 ans. Née le 10 septembre 1925 à Minsk, elle a reçu une éducation soviétique des plus classiques. À partir du 3 juillet 1941, elle se retrouve assignée à résidence par décret dans le ghetto juif de Minsk avec sa mère médecin et sa sœur. Toutes les trois parviendront pourtant à fuir fin 1942 et à rejoindre les partisans au sein du détachement de Vladimir Tikhomirov. Sa mère sera la médecin du détachement où Hanna deviendra infirmière. En avril 1943, Hanna est évacuée avec un groupe de blessés à Moscou. Elle ne reviendra à Minsk qu’à la libération en 1944. Lettres de ma mémoire, écrit à partir de ses souvenirs et de témoignanges qu'elle a recueillis par la suite, relate la vie quotidienne dans le ghetto de Minsk à partir de sa création en 1941 jusqu'à se destruction en 1943. Ce récit de non-fiction est publié, traduit du biélorussien par Alena Lapatniova sous la rédaction de Virginie Symaniec, dans la collection 100 000 signes du Ver à soie.

Geoffroy Larcher

Photo de Geoffroy LarcherGeoffroy Larcher est un décorateur de films qui écrit aussi des scénarios et, récemment dans la revue Schnock. Son premier roman, Le Roi carotte, racontait une arrière-saison de « pieds-nickelés » sur le littoral atlantique déserté après les vacances.

Mindel’Saudade est le premier roman de Geoffroy Larcher publié en 2017 dans la collection 200 000 signes du Ver à soie. Il ambitionne de plonger le lecteur dans l’âme du Cap Vert vu par un auteur qui, d’année en année, a tissé de véritables liens sur l’archipel, le sillonnant comme une seconde patrie. Ici, au Cap Vert, l’auteur – comme si cette histoire lui était imposée par les décors –, raconte entre autres comment les morts sont parfois plus vivants que les vivants eux-mêmes et comment les télé-novelas dictent leurs comportements aux femmes qui les suivent avec une assiduité religieuse. En 2020, Le Ver à soie publie la troisième édition revue et actualisée de son premier roman, Le Roi carotte. Nicolas Wurtz, qui cherche à fuir après avoir assisté à un meurtre déguisé en suicide, entame un voyage au bout du bout des bords de l’Atlantique, où éternel témoin de la rapacité de ceux qui l’entourent et spectateur de sa propre infortune, aspire à devenir un roi carotte, jusqu'au jour où il en rencontre un vrai.

Angi Máté

Angi MátéAngi Máté est née en 1971 dans la ville de Vajdahunyad en Transylvanie. D'abord institutrice dans une école maternelle de Kolozsvár, la capitale intellectuelle transylvaine, elle s'est à la fois fait connaître pour l'originalité de son style et pour son langage atypique, qui lui permettent d'étudier le monde et l'imaginaire des enfants et de les confronter à l'univers des adultes. Angi Máté écrit également de nombreux contes modernes à l'Andersen, qu'elle édite aussi bien en Hongrie qu'en Transylvanie. Son premier roman, Mamou, publié dans la collection 50 000 signes du Ver à soie sur une traduction de Zsuzsa Kosza, a reçu le prix littéraire Sándor Bródy en 2009.

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