Sonia Ristic

Née en 1972 à Belgrade, Sonia Ristic a grandi entre l'ex-Yougoslavie et l'Afrique. Elle vit à Paris depuis 1991. Après des études de Lettres et de Théâtre, elle travaille comme comédienne, assistante à la mise en scène, mais aussi avec des ONG importantes (France Libertés, FIDH, CCFD) autour des guerres en ex-Yougoslavie et de la défense des Droits de l’Homme. Dans les années 2000, elle fait partie du collectif du Théâtre de Verre, et crée sa compagnie, Seulement pour les fous. Elle encadre régulièrement des ateliers d’écriture et de jeu en France et à l’étranger. La plupart de ses textes ont été publiés, créés ou mis en ondes. Elle a notamment bénéficié de bourses du CNL (2005, 2008 et 2014), de la DMDTS (2006), du CNT (2007), de Beaumarchais/SACD (2008), de la région Île de France (2010 et 2011), du Conseil Général du 93 (2013), et a été plusieurs fois primée pour ses textes. Elle publie Une île en hiver dans la collection 200 000 signes en 2016 au Ver à soie.

Maria Rybakova

Maria RybakovaMaria Rybakova est née et a grandi à Moscou, lorsque la Russie faisait encore partie de l'Union soviétique. En 1994, à l'âge de vingt ans, elle s'installe à Berlin, où elle poursuit ses études de philologie classique. Sa vie en Allemagne inspire son premier livre, le roman épistolaire Anna Grom et son fantôme (1999). Tout en continuant à écrire ses œuvres de prose en russe, elle a ensuite vécu une vie d'enseignante itinérante aux États-Unis, en Chine et en Thaïlande, avant de s'installer à San Diego. En 2011, elle publie un roman en vers, Gnedich, une composition unique qui a obtenu des prix littéraires à la fois dans la catégorie « prose » et dans la catégorie « poésie ». En France, elle se fait connaître par la publication, aux éditions du Seuil, de la Confrérie des perdants (2006), traduit par Galia Ackerman. Son roman Couteau aiguisé pour un cœur tendre, nominé en 2012 pour le prix international Jan Michalski, paraît en 2016 aux éditions Le Ver à Soie, également traduit en français par Galia Ackerman pour la collection Le Russe cosmopolite.

Einar Schleef (1944 - 2001)

Einar Schleef

Metteur en scène, acteur, romancier, auteur dramatique, peintre et photographe, ce créateur - figure majeure et déjà mythique de la scène théâtrale et artistique allemande au cours de ces trente dernières années - demeure encore peu connu au-delà des frontières germanophones. Le metteur en scène Schleef s'est fait connaître par un travail théâtral toujours envisagé de façon chorale, fortement influencé par les formes rigoureuses du jeu antique ; tandis que l'auteur Schleef s'est vu reconnaître par le roman épique monumental qu'il a consacré à sa mère : Gertrud. Pour le théâtre, il a notamment écrit : Gertrud - version scénique d'après son roman éponyme. Die Schauspieler (Les Comédiens), inédit en langue française ; Les Trompettes de la mort, trad. Heinz Schwarzinger et Nietzsche Trilogie, trad. Heinz Schwarzinger. Il obtient les prix littéraires : Prix Alfred Döblin (1989 ) ; Prix dramatique de Mülheim (1995) ; Prix littéraire de Brême (1998) ; Prix Else Lasker-Schüler (2001) ; élu Auteur de l'année par la revue Theater Heute en 1995.

Gertrud est son œuvre viscérale, brossant le tableau de la vie et de la tragédie de sa mère. "Gertrud", texte éponyme de presque mille pages sera publié au début des années 1980 aux éditions Suhrkamp – une histoire allemande qui se nourrit du passé, de la mémoire. « De la pierraille entassée pour une tragédie de famille allemande », dit l'auteur. Et d'ajouter : « Des milliers de gens ont vécu ainsi. » En 1983, Schleef présente une version scénique de "Gertrud" à son éditeur, une variation condensée du monologue monumental. Elle sera publiée en 2003 dans la collection de théâtre Spectaculum 74, des éditions Suhrkamp. Dans cette adaptation théâtrale de Gertrud, Schleef reprend les motifs de sa chronique sur la vie de province en RDA, vue à travers les yeux de sa mère Gertrud, en quête de sens, envers et contre tout: « Eglise, livre, camarade du parti, personne ne peut dire pourquoi nous vivons. En moi, je suis quelqu'un d'autre, c'est cet autre que j'interroge. »

Cette tragédie de sa mère, Schleef la comprime, la rend urgente, vitale : une description minutieuse d'où jaillit une vie, une ville et ses habitants - des images immédiates, à la fois obsessionnelles et changeantes : un « matériau » vivant à jouer et à épanouir à travers la polyphonie d'un chœur de femmes d'âges divers, comme (res)surgies d'un temps enseveli...

Après le recueil de nouvelles Désordre, déjà paru en 2014 dans la collection Les Germanophonies avec le soutien du CNL et le concours de la Région Île de France sur une traduction de Marie-Luce Bonfanti et de Crista Mittelsteiner, Le Ver à soie publie le livre-CD Gertrud, monologue pour choeur de femmes en 2016. Egalement traduit de l’allemand par Marie-Luce Bonfanti et Crista Mittelsteiner, le livre est cette fois accompagné de Gertrud - Bribes de mémoire, une création musicale pour 6 comédiennes et instruments de Henry Fourès.

Carolina Schutti

Carolina Schutti est née en 1976 à Innsbruck, où elle habite actuellement. Suite à plusieurs années dans l'enseignement et un doctorat sur Elias Canetti, elle a enseigné à l'Université de Florence, puis a obtenu un poste d'assistante de recherche à la maison de la littérature sur l'Inn.

Elle publie son premier roman, Wer getragen wird, braucht keine Schuhe, en 2010 et son premier recueil de nouvelles Eulen fliegen lautlos en 2015. Elle écrit également des pièces radiophoniques : Kalte Asche (ORF 2011), ...lautlos (ORF 2014) et Voices (2012, avec Ralph Schutti).

Carolina Schutti a reçu plusieurs prix pour son œuvre littéraire, dont le Prix de littérature de l'Union européenne 2015 pour son deuxième roman Un jour j'ai dû marcher dans l'herbe tendre (Einmal muss ich über weiches Gras gelaufen sein) que publie Le Ver à soie en français dans la collection Les Germanophonies, sur une traduction de Jacques Duvernet.

Olga Sevastyanova

Olga Sevastyanova, historienne formée à Saint-Pétersbourg, Paris et Zurich, est docteur « summa cum laude » de l'université de Zurich, après avoir soutenu une thèse sur L'identité politique de la population de la République de Novgorod entre les XIIe et XVe siècles. Elle est notamment l'auteur de deux livres sur les libertés politiques et les rapports entre princes et population de Novgorod. Novgorod-la-grande : les préconditions de la liberté politique de Novgorod entre les XIIe et XVe siècles a été publié en 2012 chez Lambert Academic Publishing (Saarbrücken) et Novgorod l'ancienne: les relations du peuple de Novgorod avec les princes des XIIe et XVe siècles a été publié en 2011 chez Allianz-Archeo (Moscou-Saint-Pétersbourg). Elle est actuellement enseignante de russe, d'histoire, de littérature et de culture russes. Elle co-dirige avec Philippe Frison Novgorod ou la Russie oubliée, publié dans la collection Histoires effacées en 2015 au Ver à soie.

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