Le Roi carotte de Geoffroy Larcher

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Le Roi carotte de Geoffroy Larcher

Collection 200 000 signes
Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
ISBN : 979-10-92364-40-8
Disponible depuis le 20 mars 2020

Prix du livre : 18 euros

Prix de l'e-pub : 12 euros

Par un beau matin des années 1990, le faux journaliste Nicolas Wurtz, après avoir assisté à un meurtre déguisé en suicide, décide de rompre les amarres qui le relient à la triste société des cocktails parisiens. Il enfourche sa mobylette pour entreprendre un voyage au bout du bout des bords de l’Atlantique, où éternel témoin de la rapacité de ceux qui l’entourent et spectateur de sa propre infortune, il aspire à devenir un roi carotte, jusqu'au jour où il en rencontre un vrai :

« Savez-vous ce qu’est un roi carotte ? Il s’agit d’une appellation locale. Le roi carotte est celui qui se contente de ce qu’il a. Il sait exactement ce dont il a besoin, refuse le superflu ou ce qui est hors de sa portée. Il est en accord avec l’univers et les rythmes de la vie. Il aime la solitude et, par-dessus tout, la tranquillité. Il cultive une passivité intense et une paralysie exubérante. Aucun geste inutile. Un maximum d’efficacité pour le minimum d’efforts.

Je crois qu’il est beaucoup plus difficile et courageux de renoncer au système que d’y participer. En ce qui me concerne, laissez-moi vous dire que je n’ai pas la présomption de me croire indispensable à la société. Cela ne veut pas dire que je veux m’en exclure totalement. Je ne veux jouer aucun rôle défini en ce bas monde. C’est une volonté de ma part...

... Pour devenir un Roi carotte, il faut se libérer de soi, entretenir de bonnes relations avec son inconscient et avec le monde extérieur. Il faut se laisser porter comme une algue au gré du courant. Tout doit glisser. Il faut devenir cette algue à la dérive et accepter de s’échouer sur des rivages qu’on n’a pas choisis ».

Geoffroy Larcher, qui a été tour à tour réalisateur, décorateur de films et scénariste, a pour passion les voyages et l’écriture. Auteur de scénarios, il publie aussi dans les revues Schnock et Bouts du monde. Au Ver à soie, il a déjà publié le roman Mindel’Saudade qui nous emmenait au Cap-vert sur l'île de Sao Vincente où a vécu Cesaria Evora. Le Ver à soie publie aujourd'hui la troisième édition de son premier roman, Le Roi carotte, qui se situe cette fois sur les bords de l'Atlantique, dans le bassin d’Arcachon, où l'auteur a passé son enfance. Un livre à ne pas mettre entre toutes les mains, car il est plein de mauvais conseils. Il ne faudrait pas que, à cause de lui, des cohortes de rois carottes en herbe se mettent à arpenter les routes au hasard des rencontres qu’ils feront sur leur chemin...

Et il quitta la nuit sans lune ni étoiles de Jean-Michel Vignolle

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Et il quitta la nuit sans lune ni étoiles de Jean-Michel Vignolle

ISBN : 979-10-92364-38-5
Genre : roman
Format : 140 x 200 mm
Nombre de pages : 214
Disponible depuis le 1er juillet 2019

Prix du livre : 18 euros

Tel Don Quichotte parcourant les plaines sèches de la Manche en compagnie de Sancho Pança, le chevalier Mèste Pingailh, accompagné de son écuyer Pamparrot, sillonne les vastes plaines de la lande rase de Bouricos, Escource ou Lüe, toujours en quête d’aventures propres à conquérir le coeur de sa dame. Son cerveau semble d’ailleurs tout aussi altéré par les lectures que celui de son homologue ibérique.

Des exploits ? Il en accomplit ! Des déconvenues ? Il en a sa part. Mais après un début burlesque très nettement inspiré de Cervantès, le vrai héros de ce roman picaresque en terres landaises, en un temps qui pourrait bien se situer vers la fin du XVIIe siècle, devient l’écuyer Pamparrot, petit muletier fruste, ignare, couard, cupide, mais plein de bon sens. De son premier maître, chevalier errant égaré dans son temps, il ne retient pas grand chose hormis la loyauté. Son second maître, Anselin, maquignon érudit, le fera voyager en terres gasconnes et lui apprendra la vraie vie. Son troisième maître, Hugon l’estropié, vieux pèlerin lettré, lui apprendra à lire, ce qui lui permettra de comprendre l’origine de la folie de Mèste Pingailh et le mènera à la connaissance et au savoir. La vie prodigieuse de Pamparrot devient ainsi une manière originale d’emprunter le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Ancien instituteur, Jean-Michel Vignolle fait partie de ces Landais fermement enracinés dans la glaise de Chalosse où toute sa famille a travaillé durement et vécu. Il tombe sous le charme de Bouricos, quartier historique de Pontenx-les-Forges (Landes), où se trouve une chapelle du XIIe siècle, un airial et un ruisseau qui serpente tel une petite Amazone landaise à l’ombre des arbres. En 1999, avec l’apparition des langues étrangères à l’école primaire, il suit des cours à l’université de Pau pour obtenir un DEUG d’Espagnol. Il découvre ainsi le plaisir de lire « dans le texte » des nouvelles picaresques, les romans d’Arturo Pérez-Reverte mettant en scène le siècle d’or espagnol avec la série des Capitaine Alatriste, les policiers de Vásquez Montalbán, la littérature de Vicente Blasco Ibañez. Après avoir publié en 2018 les Nouvelles de Bouricos dans lesquelles l’imaginaire primait déjà, il s’en inspire pour écrire son premier roman, Et il quitta la nuit sans lune ni étoiles.

Awa de Juliette Keating

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Awa de Juliette Keating

Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
Nombre de pages : 146
ISBN : 979-10-92364-37-8
Disponible à partir du 23 avril 2019

Prix du livre : 18 euros

Dans une rue en chantier aux trottoirs défoncés vit nue, été comme hiver, Éva, Ève ou Awa, la jeune fille noire vagabonde, nue et pure face à un monde caniculaire basculant dans la révolte et le chaos. La brisera-t-il ? L'amour sera-t-il toujours une issue, un ancrage ?

« Awa ne savait pourquoi sa mémoire se heurtait implacablement aux portes battantes d’une cabine téléphonique qui n’existait plus, et ne voulait pas la conduire au-delà, comme si les lieux les plus éloignés de son enfance lui étaient formellement interdits. Interdit aussi le prénom que sa mère lui avait donné : comment avait-elle pu l’oublier ? Elle se sentait coupable. Peut-on se nommer soi-même ? Elle s’était souvent interrogée sans trouver de réponse susceptible d’apaiser ni sa peine, ni sa conscience, butant sur la double énigme de son nom et de sa date de naissance. Il lui fallait accepter l’éternel exil de la douceur maternelle, bercer la douleur de l’absence jusqu’à ce que, définitivement, elle s’endormît. Mais elle devait regarder devant elle, se dit Awa, résolue. Comme sur ce vélo qu’une fillette lui avait prêté dans le bois, demeurer toujours en mouvement pour maintenir l’équilibre : le dos droit, les yeux dirigés vers l’avenir. Pour Thomas qui l’avait élevée, pour sa mère à qui elle devait la vie, pour la vieille qui l’aimait avec les yeux, elle se promit de ne plus se laisser aller, elle se jura de vivre, de devenir femme. Elle était pleinement Awa, dressée, verticale, à la face du monde. »

Juliette Keating a peu voyagé. Née dans la région parisienne qu’elle n’a jamais quittée, ses périples sont imaginaires, son exil est intérieur et littéraire. D’abord satiriste, dézinguant la bêtise avec humour, elle écrit régulièrement pour le magazine Zélium. Depuis 2011, elle publie des billets de littérature politique, des chroniques, des nouvelles et de la poésie sur son blog hébergé par Mediapart. Elle collabore au magazine culturel en ligne Délibéré. Un roman pour adolescent, Demain j’ai 15 ans vient de paraître aux éditions Magnard jeunesse. Engagée dans le combat contre les racismes, rêvant l’abolition des frontières et la disparition de toutes les armées, elle veut croire que la poésie est la plus forte et imagine des personnages en lutte avec la dureté des temps. Awa est son premier roman. Il est publié au Ver à soie, où elle a déjà fait paraître Beauté secrète dans la collection « Poèmes à planter » sur graines de mélisse et de fleurs des champs, ainsi que La Venelle, suivi de Après les pins dans la collection « Nénuphars ».

© Photo de Gilles Walusinski

Voleurs et témoins de Svetlana Žuchová

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Voleurs et témoins de Svetlana Žuchová,
traduit du slovaque par Paulína Šperková, sous la rédaction de Diana Jamborova Lemay

Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
ISBN : 979-10-92364-35-4
Disponible le 11 mars 2019

Prix : 18 euros

Ce livre a été publié avec le soutien de SLOLIA, Centre pour l'Information sur la littérature de Bratislava, Slovaquie, et avec le soutien du Centre National du Livre.

Voleurs et témoins est le premier tome d'un dyptique également composé de Scènes de la vie de M. Quatre exilés, quatre destins en mouvement se croisent et se répondent dans une société slovaque elle-même en pleine mutation. Comment s’adapter à un environnement étranger ? Que reste-t-il des ancrages de chacun ? Comment accéder au bonheur dans des conditions d’instabilité parfois totale ? Voleurs et témoins est un roman de voix et de vies qui met en scène la compétition parfois cruelle qui se joue entre ceux qui ont décidé de rester au pays et ceux qui l’ont quitté dans l’espoir de trouver ailleurs liberté et prospérité :

« J’erre. Je cherche le calme qui m’échappe. C’est ce que je me suis dit quand je suis monté dans la voiture et que Nina s’éloignait dans le rétroviseur. C’était comme il y a vingt ans ; elle avait juste vingt ans de plus. Je n’osais pas imaginer que nous ne nous reverrions plus jamais. Ni lui proposer de la ramener chez elle. Je fuis les endroits l’un après l’autre et j’amène toujours mon moi avec moi. Sans me fatiguer, comme une plante qui se tourne vers la lumière. Sur une tige fragile jusqu’à épuisement. Je poursuis le bonheur aux quatre coins du monde. En vain, comme quelqu’un qui collectionne des timbres. Le bonheur qui était présent dans l’appartement de Vera. Dans l’appartement dont je ne possédais pas les clés. Mais où je pouvais appeler. Je me suis garé devant le bloc d’immeubles et j’ai cherché de l’argent dans mon sac. Dehors, il faisait déjà nuit et des lampadaires clignotaient au-dessus de ma tête. Comme des chatons qui viennent de naître et qui ont du mal à garder les yeux ouverts. Et qui crient comme des corbeaux. »

Svetlana Žuchová est née en 1976 à Bratislava où elle étudiera la médecine à l’Université Comenius. Puis elle se rend à Vienne pour étudier la psychologie. Autrice de nouvelles, romans, essais et traductions de l’anglais et de l’allemand (Michel Faber, Sarah Kane, Sophie Kinsella et Sabine Thiesler), elle travaille actuellement dans une clinique psychiatrique à Prague. À deux reprises, elle obtient le prix POVIEDKA pour ses nouvelles (2001 et 2005). Son premier recueil, Dulce de leche (2003), obtient le prix littéraire Ivan Krasko. Ses deux premiers romans, Yesim (2006) et Voleurs et témoins (2011) abordaient déjà la question de l'exil et du déplacement. En 2015, Scènes de la vie de M. (2013), qui avait déjà été finaliste du plus prestigieux prix littéraire slovaque Anasoft Litera, obtient le prix de littérature de l'Union européenne pour la Slovaquie.

Les Enfants d'Alendrier d'Alhierd Bacharevič

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Les enfants d'Alendrier d'Alhierd Bacharevič
, traduit du biélorussien par Alena Lapatniova, sous la rédaction de Virginie Symaniec, avec le soutien du Centre National du livre

ISBN : 979-10-92364-31-6
Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
Nombre de pages : 252
Disponible depuis le 11 octobre 2018


Prix du livre : 18 euros






Alhierd Bacharevič a été lauréat en 2016 d’une résidence d’écriture de l’Institut Français au Centre International des Récollets à Paris, sans laquelle le travail de traduction des Enfants d’Alendrier n’aurait jamais vu le jour. Que toutes celles et ceux qui ont rendu cette résidence possible soient remerciés, ainsi que les participants de l’atelier « Traduire la polyphonie » organisé en septembre 2016 par le Centre de Traduction Littéraire de l’Université de Lausanne, où les questions concernant la traduction des Enfants d’Alendrier ont pu être discutées. Mention spéciale pour Olivier Mannoni et Christopher Mileschi pour leurs précieux conseils.

***

Premier roman traduit du biélorussien en français, Les Enfants d'Alendrier pourrait ne narrer que l'histoire de deux enfants en fuite, après que leur père les a libérés d'un camp de redressement où on les avait enfermés pour les "soigner" de leur "drôle" d'accent impropre au sein de La Grande Langue littéraire. Mais Les Enfants d'Alendrier sont aussi l'histoire d'une fuite en avant dans la question de la langue en Biélorussie, où le lecteur devra, comme dans un conte, affronter Baba Iaga - ou bien serait-ce la sorcière d'Hansel et Gretel ? -, et nombre d'adultes prêts, comme elle, à les croquer tout cru ; mais aussi apprendre à évoluer, comme les Biélorussiens, entre les langues, ici présentées dans tous leurs états :

"À cette époque déjà, ce docteur en devenir se passionnait pour la biologie. C’était sa matière préférée. Même si son institutrice ne lui plaisait pas trop, il suivait ses cours complémentaires. L’institutrice en savait peu. Il en voulait plus. L’institutrice ne parlait pas non plus correctement. Il brûlait toujours d’envie de la corriger. Mais une ou deux choses de sa vie dépendaient directement d’elle. Il regardait sa bouche, son dentier et voulait savoir ce qu’il y avait derrière. Les professeurs, ce sont ceux qui ont le droit de prononcer des sons et de dire des mots sans que personne ne puisse les interrompre. Il aimait écouter l’instructeur militaire, celui-là n’était pas d’ici, il parlait proprement et distinctement, comme on frappe sur un tambour – mais la vie dans la petite ville avait commencé à le corrompre. Il faisait de plus en plus souvent des fautes de prononciation en parlant comme les vieilles du marché. Il ressentait physiquement de la douleur, comme si on lui avait luxé un bras ou brûlé un dessin sur la peau à l’aide d’une loupe – c’était un de leurs jeux à l’école. Mais d’où venait le son ? Comment naissait-il ? Quels obstacles devait-il franchir pour être entendu, prononcé ? Des lèvres de l’institutrice sortait La Langue. Et le docteur avait très envie de la recevoir comme elle le méritait".

Alhierd BacharevičAlhierd Bacharevič est né en 1975 à Minsk en Biélorussie. Lycéen, puis étudiant en Lettres, il est contemporain de la fin de l’URSS et de la proclamation d’indépendance de son pays. Inspiré par les idées qui circulent à l'heure de la période dite de "renaissance nationale", il contribue à organiser le mouvement littéraire et artistique iconoclaste Boum-Bam-Lit qui entend populariser le biélorussien tout en l'inscrivant dans la modernité et en soulignant ses ancrages historiques européens. L’écriture des Enfants d’Alendrier commence d'ailleurs à Hambourg où l’auteur a vécu entre 2007 et 2013 et se termine à Minsk. Aujourd’hui, A. Bacharevič compte 7 romans à son actif et, outre ses traductions, nombre d'articles sur la littérature qui font de lui l'une des personnalités les plus importantes de la pensée biélorussienne contemporaine. C'est à ce titre qu'il a également pu bénéficier en 2016 d'une résidence d'écriture au Centre international des Récollets à Paris, où a débuté le projet de traduction en français des Enfants.

© Photo de Yulya Tsimafeyeva - Tous droits réservés.

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