Vient de paraître : L'Art d'être bègue suivi d'autres textes sur le fascisme d'Alhierd Bacharevič

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ISBN : 979-10-92364-55-2
Genre : recueil de nouvelles et d'articles traduits du biélorussien, du russe et de l'anglais par Alena Lapatniova et Virginie Symaniec
Format : 120 x 120
Nombre de pages : 110 pages

Prix public : 14 euros

Disponible depuis le 30 juin 2022

Ce court recueil de textes traduits du biélorussien, du russe et de l'anglais offre un panel de textes et d'essais d’Alhierd Bacharevič sur la relation entre langue et fascisme en Biélorussie, ainsi que la Lettre ouverte que l'auteur a adressée aux Ukrainiens lors de l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Alhierd Bacharevič
est né en 1975 à Minsk en Biélorussie. Lycéen, puis étudiant en Lettres, il est contemporain de la fin de l’URSS et de la proclamation d’indépendance de son pays. Inspiré par les idées qui circulent à l'heure de la période dite de "renaissance nationale", il contribue à organiser le mouvement littéraire et artistique iconoclaste Boum-Bam-Lit qui entend populariser le biélorussien tout en l'inscrivant dans la modernité et en soulignant ses ancrages historiques européens. Aujourd’hui, A. Bacharevič compte 7 romans à son actif dont Les Enfants d’Alendrier, publié également au Ver à soie. Outre ses traductions, nombre d'articles sur la littérature font de lui l'une des personnalités les plus importantes du parnasse littéraire biélorussien contemporain. C'est à ce titre qu'il a également pu bénéficier en 2016 d'une résidence d'écriture au Centre international des Récollets à Paris. Déjà primé à plusieurs reprises, il reçoit le prix Erwin Piscator en 2021. Exilé aujourd'hui à Graz (Autriche), il a vu son éditeur être emprisonné et ses romans être inscrits sur la liste noire des oeuvres censurées en Biélorussie.

Vient de paraître : La Venelle suivi de Après les pins de Juliette Keating

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ISBN : 979-10-92364-34-7

Genre : recueil de nouvelles
Format : 120 x 120
Nombre de pages : 54 pages

Prix public du livre : 12 euros

Disponible depuis le 30 juin 2022

Dorothée est convoquée pour un entretien d'embauche. Elle s'est mise sur son 31 et part à pied à son rendez-vous en dépit de la drôle de toux qui l'épuise depuis quelques temps. Dorothée a besoin de cet emploi. Pour mieux faire encore, elle décide de prendre un raccourci : c'est la venelle.

Juliette Keating a peu voyagé. Née dans la région parisienne qu’elle n’a jamais quittée, ses périples sont imaginaires, son exil est intérieur et littéraire. D’abord satiriste, dézinguant la bêtise avec humour, elle écrit régulièrement pour le magazine Zélium. Depuis 2011, elle publie des billets de littérature politique, des chroniques, des nouvelles et de la poésie sur son blog hébergé par Mediapart. Elle collabore au magazine culturel en ligne Délibéré. Un roman pour adolescent, Demain j’ai 15 ans a paru aux éditions Magnard jeunesse. Engagée dans le combat contre les racismes, rêvant l’abolition des frontières et la disparition de toutes les armées, elle veut croire que la poésie est la plus forte et imagine des personnages en lutte avec la dureté des temps. Awa, son premier roman, est publié au Ver à soie, où elle a déjà également fait paraître Beauté secrète dans la collection « Poèmes à planter » sur graines de mélisse et de fleurs des champs. Avec La Venelle, suivi de Après les pins, elle contribue à ouvrir la collection « Perles rares », construite à partir de textes très courts transposant l'idée de court métrage à la littérature.

Vient de paraître : D'une Guyane. Le Singe rouge & La Biche blanc de Valéry Adelphe

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ISBN : 979-10-92364-54-5
Genre : récit
Format : 14 x 20 cm
Nombre de pages : 206

Disponible depuis le 30 mai 2021

Prix public : 18 euros

L’Amazonie française, qui ne se résume pas au mythique « enfer vert » de la forêt et des fleuves, alimente un imaginaire souvent fantasmatique. L'homme, ce chasseur, y a entamé un voyage, exploration également littéraire de la forêt originelle qui semble le happer en sa solitude au fil d'un itinéraire dont nous finissons par nous demander, presque envoûtés, s'il a jamais un jour réellement été tracé. Dans la forêt guyanaise vit ainsi le marcheur, subsistant de pêche et de chasse, d’aliments prélevés au hasard de ses tribulations. La verdure s’élance, se soulève, puis verse, décroît, décline, choit au long cours de vastes cycles. Le souvenir d’une inconnue faisant bientôt corps avec la selve s’évanouit, tandis que la marche est lente et que la forêt se livre dans ses moindres détails. Ou bien devrait-on parler d'une lente perambulation au cours de laquelle la marche devient divagation, le désir toujours plus inassouvi, la mémoire, toujours plus défaillante et l'expédition, une traversée poétique ?

« C’est ainsi qu’on lui proposa un jour d’emmener une seule personne, mais pour un long périple sur la Mana, cette magnifique rivière qui conserve encore intacts nombre de ses sortilèges. N’ayant rien de plus attrayant en vue, il accepta, décidant de ne prendre aucun de ses coéquipiers d’occasion, le Boni Titou, le Hmong Tcho ou Basilio l’Indien brésilien ; la coque d’aluminium suffirait à un équipage si réduit, même si le petit hors-bord rendrait les premières journées fastidieuses sur les eaux encore vastes et fréquentées – ce qui lui importait personnellement était d’être sur l’eau, et tant pis si le vacancier en quête d’aventure en pâtissait. C’était en fait une excellente occasion de vadrouille, essence payée, dans les hauts du fleuve : pourvu que son client ne soit point trop pénible à vivre, il pourrait même, sous prétexte d’excursion, faire cette reconnaissance projetée depuis longtemps sur certaine branche perdue des mémoires, et où cependant l’épopée de l’or avait culminé autrefois. Jusqu’à ce que, la date du départ lui ayant été précisée, il apprît que ce passager était une femme. »

Valéry Adelphe a passé la plus grande partie de sa vie professionnelle outre-mer, au Moyen-Orient, en Afrique et en Guyane, où il a vécu près de vingt ans. Passionné de littérature, il tente de rendre son vécu multiculturel dans plusieurs ouvrages. D'une Guyane, qui nous offre une plongée dans la forêt amazonienne, est son premier récit.

Vient de paraître : Le Guérisseur de Marek Vadas

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Le Guérisseur de Marek Vadas, illustré par Mário Domček a été traduit du slovaque par Diana Jamborova Lemay.

ISBN : 979-10-92364-53-8
Genre : roman
Format : 140 x 200
Nombre de pages : 160

Disponible depuis le 29 mars 2021

Prix public : 18 euros

Ce livre a été publié avec le soutien de SLOLIA, Centre pour l'Information sur la littérature de Bratislava, Slovaquie, et avec le soutien du Centre National du Livre.

Construit à partir de nombreux allers-retours entre la Slovaquie et le Cameroun, Le Guérisseur de Marek Vadas invoque la notion de moirure et s’inscrit dans la mouvance littéraire européenne des écritures de l’entre-deux, des mélanges, des seuils et des marges. En permettant aux fables traditionnelles d’Afrique noire de côtoyer certains contes plus sombres et teintés d’existentialisme tirés de traditions culturelles européennes, le travail de floutage qu’opère Marek Vadas ouvre la voie à la fantaisie et au rêve, et bouscule le très sage art de l’écrit occidental grâce au rythme de l’oralité camerounaise :

« Sois le bienvenu !
Entre dans notre monde !
Tu es notre enfant. Tu apporteras de la verdure aux arbres.
Toute la forêt t’attend.
Nous sommes tous là et te souhaitons la bienvenue.
Viens au monde plein de vie.
Tu fleuriras et nous pourrons mourir.
Nous t’écouterons et nous reposerons dans la terre.
Jamais tu ne seras malheureux.
La vie est belle, tu vas voir.
Nous attendons ta naissance.
Tu n’as rien à craindre.
Nous serons à tes côtés.
Viens dans notre monde ! »

Marek Vadas est né à Košice en Slovaquie. Vivant à Bratislava, il est fasciné par l’Afrique noire, et plus précisément par le Cameroun, présent dans ses livres depuis plus de vingt ans. Au fil de nombreux voyages, il y est devenu membre du Conseil des Sages du petit royaume de Nyengié. Depuis, il s’efforce d’aider matériellement ses habitants, s’inspire de leur quotidien pour parfaire son écriture et mêler dans ses textes des récits folkloriques traditionnels d’Afrique noire à des récits existentiels plus sombres tirés de traditions culturelles européennes. Son livre Le Guérisseur (Liečiteľ), publié en 2006 par les éditions KK Bagala, a reçu le plus prestigieux des prix littéraires slovaques - Anasoft litera -, en 2007. Depuis, il a publié deux autres recueils de récits sur la magie du monde noir et deux livres pour enfants. Le Guérisseur en est quant à lui à sa sixième réédition en Slovaquie.

Mário Domček est né en 1973. Il a étudié les arts graphiques à l’Académie des Beaux-arts de Bratislava. Aujourd’hui, il partage son temps entre sa mission de pédagogue, d’artiste et de DJ amoureux de la musique africaine et caraïbéenne. Il a également illustré un autre recueil de nouvelles de Marek Vadas, Noir sur Noir (Čierne na čiernom), également publié chez KK Bagala en 2013, à Levice, en Slovaquie.

Vient de paraître : Sursum corda de veronika Boutinova

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Collection : 100 000 signes
Genre : roman de voix
Format : 12 x 18,5 cm
ISBN : 979-10-92364-51-4
Disponible depuis le 5 janvier 2021

Prix de la version papier : 15 euros

Sursum corda de Véronika Boutinova vient de paraître au Ver à soie. Roman de voix, il relate l’amour absolu liant deux amis de l’autrice lui ayant confié leur bonheur douloureux. À vif, Zuka et Charlotte se sont trouvés à Belgrade en 2012. Depuis ils cherchent à garder le lien cosmique qui les traverse comme il traverse l’Europe et ses frontières, étanches. Charlotte vit dans le nord de la France. Zuka, originaire de la Krajina, est réfugié en Serbie. Tous deux tentent de survivre à leurs amours européennes :

« Charlotte à l’Est. Quand je suis partie en Moldavie avec Charlotte, elle a failli ne pas revenir, arrêtée à l’aéroport où on l’a prise pour une terroriste à cause d’un accessoire de théâtre qui n’était qu’un socle de lampe Ikéa ! Quand Charlotte est partie en Roumanie, elle est revenue avec Gnôle, son chien Tuica, qu’elle a passé clandestinement dans le bus, en le cachant au fond de son sac ! Quand Charlotte est partie en Serbie, elle est revenue avec l’amour, avec son Serbe, avec son amour serbe, Zuka. Charlotte a dit un jour que Zuka valait mieux que le Paradis. Zuka m’a dit un jour que Charlotte était sa petite fleur. Nous tous ici nous pensions qu’elle était une chienne, savante, mais une chienne, une fille qui joue et aboie, qui aboie en jouant. Bon voyage à vous deux dans votre péniche amoureuse, paradis des petites fleurs et des chiens polyglottes. ».

À lire aussi, le très bel article de Warren Bismuth intitulé Veronika BOUTINOVA « Sursum corda », Des Livres Rances, 3 janvier 2021

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