Les Voyageurs de nuit

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Les voyageurs de nuit de Roland Siegloff
Traduit de l'allemand par Jacques Duvernet

Collection : Les Germanophonies
Genre : roman
Format : 14 x 18 cm
ISBN : 979-10-92364-41-5
Disponible depuis le 20 mars 2020
e-ISBN : 979-10-92364-32-3
Disponible depuis le 20 mars 2020

Prix de la version papier : 15 euros

Prix de la version numérique : 10 euros

Deux trains et trois voyageurs de nuit : un réfugié Afghan craint d’être découvert dans un train couchette roulant de Budapest à Berlin. Une éducatrice de musée qui se trouve dans le même wagon tente de l’aider. Un fonctionnaire du ministère fédéral de l'Intérieur, déchiré entre la politique européenne sur le droit d’asile et sa vie privée, revient de négociations à Paris dans son wagon-lit. Peurs, souvenirs et prises de position s’entrecroisent comme ces trains qui roulent la nuit à travers l’Europe :

« Nous sommes des fils et des filles, des pères et des mères. Père de la pensée, mère de la langue – pensées du père, langue sage de la mère : il faut que nos enfants vivent mieux que nous. On trouve – presque – partout quelque chose qui vaut mieux que la mort. À Brême, il y a des kebabs aux pommes de terre.

Nous voulons manger et boire. Nous avons faim de vie et soif de savoir. Nous ne sommes pas des mendiants. Nous sommes prêts à accepter n’importe quel travail.

Survivre. Vivre, habiter quelque part, manger, boire, rêver. Une petite maison dans la verdure avec deux chambres d’enfant, l’une peinte en rose, l’autre en bleu clair. … Nous voyageons, mais nous ne sommes pas des vacanciers.

Un jour nous nous sommes levés. Nous nous sommes mis en route. Nous sommes en marche depuis longtemps déjà. Qui sait ce qui nous attend. Nous sommes à l’étranger maintenant, nous sommes en fuite. »

Lettres de ma mémoire

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Lettres de ma mémoire de Hanna Krasnapiorka, traduit du biélorussien par Alena Lapatniova, sous la rédaction de Virginie Symaniec

Collection 100 000 signes
Genre : récit de non-fiction
Format : 12 x 18,5 cm
ISBN : 979-10-92364-39-2
Disponible à partir du 20 mars 2020
e-ISBN : 979-10-92364-05-7
Disponible à partir du 20 mars 2020

Prix de la version papier : 15 euros

Prix de la version numérique : 10 euros

Publié avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah et du Centre national du livre



Publié pour la première fois en 1984, Lettres de ma mémoire a constitué le seul témoignage connu en biélorussien du temps de l'URSS sur les conditions de vie dans le ghetto juif de Minsk pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de sa création en 1941 jusqu'à se destruction en 1943. Il s’agit d’un enchaînement de scènes de vie et d’événements, un kaléidoscope de visages et de destins, raconté par une de ses survivantes :

"Cela ne me rentre pas dans le crâne… Comment était-ce possible ? Désigner tout un quartier pour l’exterminer… Rassembler les gens qui vivaient là, sans exception – des vieux et des enfants –, et les pousser vers des fosses préparées à l’avance. On y jetait les gens vivants… Puis on les arrosait d’essence… Les membres de la Gestapo à qui cela ne suffisait pas continuaient à tirer dans cette masse qui remuait dans la fosse…"

Hanna Krasnapiorka a rassemblé ses souvenirs dans les années 1970, et retrouvé également des témoignages et journaux intimes, tandis que l'Holocauste était un sujet tabou en Union soviétique. Publié en 1984, le livre se vend en quelques jours avant d'être réédité à plus d'un million d'exemplaires en 1998 dans la revue littéraire soviétique L’Amitié des peuples, touchant particulièrement le milieu juif soviétique. Édité 4 fois en Allemagne, cet ouvrage a inspiré la création du prix allemand Hanna Krasnapiorka qui récompense les promoteurs de la paix entre l’Allemagne et la Biélorussie.

Le Roi carotte

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Entretien avec Geoffroy Larcher

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Le Roi carotte de Geoffroy Larcher

Collection 200 000 signes
Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
ISBN : 979-10-92364-40-8
Disponible depuis le 20 mars 2020
e-ISBN : 979-10-92364-11-8
Disponible depuis le 20 mars 2020

Prix du livre : 18 euros

Prix de l'e-pub : 12 euros

Par un beau matin des années 1990, le faux journaliste Nicolas Wurtz, après avoir assisté à un meurtre déguisé en suicide, décide de rompre les amarres qui le relient à la triste société des cocktails parisiens. Il enfourche sa mobylette pour entreprendre un voyage au bout du bout des bords de l’Atlantique, où éternel témoin de la rapacité de ceux qui l’entourent et spectateur de sa propre infortune, il aspire à devenir un roi carotte, jusqu'au jour où il en rencontre un vrai :

« Savez-vous ce qu’est un roi carotte ? Il s’agit d’une appellation locale. Le roi carotte est celui qui se contente de ce qu’il a. Il sait exactement ce dont il a besoin, refuse le superflu ou ce qui est hors de sa portée. Il est en accord avec l’univers et les rythmes de la vie. Il aime la solitude et, par-dessus tout, la tranquillité. Il cultive une passivité intense et une paralysie exubérante. Aucun geste inutile. Un maximum d’efficacité pour le minimum d’efforts.

Je crois qu’il est beaucoup plus difficile et courageux de renoncer au système que d’y participer. En ce qui me concerne, laissez-moi vous dire que je n’ai pas la présomption de me croire indispensable à la société. Cela ne veut pas dire que je veux m’en exclure totalement. Je ne veux jouer aucun rôle défini en ce bas monde. C’est une volonté de ma part...

... Pour devenir un Roi carotte, il faut se libérer de soi, entretenir de bonnes relations avec son inconscient et avec le monde extérieur. Il faut se laisser porter comme une algue au gré du courant. Tout doit glisser. Il faut devenir cette algue à la dérive et accepter de s’échouer sur des rivages qu’on n’a pas choisis ».

Et il quitta la nuit sans lune ni étoiles

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Et il quitta la nuit sans lune ni étoiles de Jean-Michel Vignolle

ISBN : 979-10-92364-38-5
Genre : roman
Format : 140 x 200 mm
Nombre de pages : 214
Disponible depuis le 1er juillet 2019

Prix du livre : 18 euros

Tel Don Quichotte parcourant les plaines sèches de la Manche en compagnie de Sancho Pança, le chevalier Mèste Pingailh, accompagné de son écuyer Pamparrot, sillonne les vastes plaines de la lande rase de Bouricos, Escource ou Lüe, toujours en quête d’aventures propres à conquérir le coeur de sa dame. Son cerveau semble d’ailleurs tout aussi altéré par les lectures que celui de son homologue ibérique.

Des exploits ? Il en accomplit ! Des déconvenues ? Il en a sa part. Mais après un début burlesque très nettement inspiré de Cervantès, le vrai héros de ce roman picaresque en terres landaises, en un temps qui pourrait bien se situer vers la fin du XVIIe siècle, devient l’écuyer Pamparrot, petit muletier fruste, ignare, couard, cupide, mais plein de bon sens. De son premier maître, chevalier errant égaré dans son temps, il ne retient pas grand chose hormis la loyauté. Son second maître, Anselin, maquignon érudit, le fera voyager en terres gasconnes et lui apprendra la vraie vie. Son troisième maître, Hugon l’estropié, vieux pèlerin lettré, lui apprendra à lire, ce qui lui permettra de comprendre l’origine de la folie de Mèste Pingailh et le mènera à la connaissance et au savoir. La vie prodigieuse de Pamparrot devient ainsi une manière originale d’emprunter le chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Awa

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Entretien avec Juliette Keating

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Awa de Juliette Keating

Genre : roman
Format : 14 x 20 cm
Nombre de pages : 146
ISBN : 979-10-92364-37-8
Disponible à partir du 23 avril 2019
e-ISBN : 979-10-92364-46-0
Disponible à partir du 19 avril 2020

Prix du livre : 18 euros

Prix de l'e-pub : 12 euros

Dans une rue en chantier aux trottoirs défoncés vit nue, été comme hiver, Éva, Ève ou Awa, la jeune fille noire vagabonde, nue et pure face à un monde caniculaire basculant dans la révolte et le chaos. La brisera-t-il ? L'amour sera-t-il toujours une issue, un ancrage ?

« Awa ne savait pourquoi sa mémoire se heurtait implacablement aux portes battantes d’une cabine téléphonique qui n’existait plus, et ne voulait pas la conduire au-delà, comme si les lieux les plus éloignés de son enfance lui étaient formellement interdits. Interdit aussi le prénom que sa mère lui avait donné : comment avait-elle pu l’oublier ? Elle se sentait coupable. Peut-on se nommer soi-même ? Elle s’était souvent interrogée sans trouver de réponse susceptible d’apaiser ni sa peine, ni sa conscience, butant sur la double énigme de son nom et de sa date de naissance. Il lui fallait accepter l’éternel exil de la douceur maternelle, bercer la douleur de l’absence jusqu’à ce que, définitivement, elle s’endormît. Mais elle devait regarder devant elle, se dit Awa, résolue. Comme sur ce vélo qu’une fillette lui avait prêté dans le bois, demeurer toujours en mouvement pour maintenir l’équilibre : le dos droit, les yeux dirigés vers l’avenir. Pour Thomas qui l’avait élevée, pour sa mère à qui elle devait la vie, pour la vieille qui l’aimait avec les yeux, elle se promit de ne plus se laisser aller, elle se jura de vivre, de devenir femme. Elle était pleinement Awa, dressée, verticale, à la face du monde. »

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